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    “La montée du masculinisme menace l’égalité des genres” : 2000 jeunes ont répondu à l’enquête du Forum des Jeunes

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    2026 / 05 / 28

    “La montée du masculinisme menace l’égalité des genres” : 2000 jeunes ont répondu à l’enquête du Forum des Jeunes

    EN BREF : 

    • Plus de 2000 jeunes en Wallonie et à Bruxelles ont donné leur avis sur le masculinisme via une consultation du Forum des Jeunes.
    • 3 jeunes sur 4 ont déjà entendu parler de masculinisme mais avec des définitions floues et très différentes. Les jeunes sont exposé·es massivement sur les réseaux sociaux (64,5%), même sans le vouloir.
    • Les jeunes appellent à plus de sensibilisation, une responsabilisation et régulation des plateformes et une prise de conscience des politiques.

    LIENS : vers l’Avis officiel, le résumé en une seule page, et notre padlet avec plus de 50 ressources sur la thématique.

    Je télécharge le communiqué en PDF.

    Le Forum des Jeunes publie un nouvel Avis consacré à la perception du masculinisme chez les jeunes. Basé sur une large consultation menée auprès de 2021 jeunes entre oct. 2025 et janv. 2026, ce travail a été réalisé à la demande de la Commission Jeunesse du Parlement de la FWB. Cette enquête, qui a récolté plus de 3000 témoignages bruts, met en lumière une exposition massive à ces discours, une compréhension floue du phénomène, mais aussi une inquiétude quant à leurs impacts

    Une notion connue mais mal définie 

    L’enquête montre que 3 jeunes sur 4 (75%) ont déjà entendu parler du masculinisme, mais avec des définitions très variées. Certain·es jeunes assimilent le masculinisme à une défense des droits des hommes et lui prêtent certaines intentions positives. « Si le masculinisme est “l’homme est plus important que la femme” alors non, je suis contre. Si par contre, c’est une idéologie qui vise à promouvoir la virilité de l’homme et inspirer, alors je suis pour. »

    D’autres jeunes assimilent le masculinisme à un équivalent du féminisme, sans distinguer que le féminisme vise l’égalité, tandis que le masculinisme s’inscrit dans une logique de domination.
    « Le masculinisme tue. » À l’inverse, une partie des jeunes identifie clairement ce courant comme dangereux, porteur d’inégalités et véhiculant des stéréotypes. 2 jeunes sur 3 considèrent ces discours comme contraires à leurs valeurs, inquiétants ou source de colère

    Une exposition forte, souvent involontaire

    Les réseaux sociaux constituent le principal canal de diffusion de ces discours : 64,5% des jeunes y ont été exposé·es, souvent sans le vouloir. Cette visibilité est renforcée par la popularité de certains comptes masculinistes : 54% des jeunes sondé·es connaissent Alex Hitchens et 42% des jeunes connaissent “La Menace”. Ces chiffres interrogent le rôle des plateformes et de leurs algorithmes dans leur diffusion. « Je pense que les personnes qui publient du contenu masculiniste sur les réseaux sociaux profitent de personnes vulnérables (jeunes hommes) pour se faire de l’argent grâce à eux » nous explique un jeune.

    Des impacts réels sur le quotidien

    Les témoignages récoltés montrent que le masculinisme n’est pas un phénomène abstrait : il influence déjà les relations et les comportements chez les jeunes. Ces dynamiques posent des enjeux majeurs, tant pour l’égalité entre les genres, que pour la santé mentale des jeunes. 

    Les pistes de solutions proposées par les jeunes 
    • Renforcer la sensibilisation dans les écoles mais aussi dans tous les lieux où sont les jeunes (structures jeunesse, familles, médias, etc.)
    • Responsabiliser les plateformes numériques et encadrer les algorithmes afin de garantir des environnement en ligne sûrs
    • Agir politiquement de manière réelle et concrète en prenant conscience de la dangerosité du masculinisme pour les jeunes et pour la démocratie

    Une jeune témoigne et demande des actions concrètes : « C’est un sujet extrêmement important et nous sommes dans une période d’évolution très rapide de ces sujets. C’est LE moment pour agir et éduquer. »

    D’autres témoignages (anonymes) de jeunes sont à retrouver dans le document PDF.

    CONTACT MEDIA : Nayira Painblanc-Dupriez – 0474 17 98 74 ou nayira.painblanc-dupriez@cfwb.be