Erika a participé au Haut forum politique sur le développement durable à New York du 06 au 15 juillet. Elle nous raconte !
C’est quoi cet événement ?
Le High-level Political Forum (HLPF) est le principal rendez-vous annuel des Nations Unies consacré au suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD). L’édition 2026 s’est tenue du 7 au 15 juillet au siège des Nations Unies à New York, sous l’égide du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Cette année, le thème était : « Transformative, equitable, innovative and coordinated actions for the 2030 Agenda for Sustainable Development and its Sustainable Development Goals for a sustainable future for all ».
Le Forum a notamment réalisé un examen approfondi des ODD 6 (eau), 7 (énergie), 9 (industrie, innovation et infrastructures), 11 (villes durables) et 17 (partenariats). En parallèle, 36 pays ont présenté leur Revue nationale volontaire (VNR) afin de faire le point sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des ODD.
Vous y avez fait quoi ? Vous avez parlé de quoi ?
J’y ai représenté les jeunes francophones belges en tant que déléguée jeunesse de l’ONU. J’ai participé à plusieurs séances plénières ainsi qu’à de nombreux side events, pris la parole à plusieurs reprises, coorganisé un side event international intitulé “Bridging Agendas & Building Alliances: Identifying Initiatives, Synergies and Entry Points for Shaping the Beyond GDP and Beyond 2030 Agendas”, et rencontré des représentants d’États, des agences des Nations Unies, des ONG, des ambassadeurs, des députés européens ainsi que d’autres délégués jeunesse venus du monde entier. Cet événement, organisé avec plusieurs organisations et réseaux internationaux de jeunesse, visait à identifier des synergies entre les différents agendas internationaux et à réfléchir au rôle que les jeunes peuvent jouer dans l’élaboration des politiques de l’après-2030.
Tout au long de la mission, j’ai porté le plaidoyer des jeunes francophones belges sur l’intersection entre l’égalité de genre, l’action climatique et des institutions efficaces, inclusives et garantes d’une paix durable.
Les échanges ont principalement porté sur l’Agenda 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD). Je me suis particulièrement investie dans les discussions relatives à l’égalité de genre, au changement climatique, à la paix, à la participation significative des jeunes et à la manière de mieux intégrer ces enjeux dans les politiques publiques. J’ai également échangé avec de nombreux acteurs sur l’intelligence artificielle, l’inclusion, la coopération internationale, ainsi que sur les réflexions autour de l’après-2030.
Comment c’était ?
Très intense, mais passionnant. Les journées étaient bien remplies, avec des réunions officielles le matin, des side events et des rencontres l’après-midi, puis des réceptions et des événements en soirée. C’était très inspirant de pouvoir échanger avec des personnes venues du monde entier et de voir de nombreux jeunes prendre la parole dans ces discussions internationales qui nous concernent directement.
Une anecdote sympa à partager ?
J’en ai plusieurs ! J’ai notamment été invitée personnellement par la Mission permanente de la République de Corée auprès des Nations Unies à l’une de ses réceptions officielles. J’ai ainsi eu l’occasion d’échanger avec plusieurs diplomates, mais aussi avec le président du Major Group for Children and Youth (MGCY), et d’en apprendre davantage sur leurs priorités et leur travail.
J’ai également eu de très bons échanges avec plusieurs membres du Parlement européen lors d’un side event, ce qui m’a permis d’établir de nouveaux contacts et d’approfondir les discussions autour de mon plaidoyer.
Enfin, j’ai eu l’opportunité de prendre la parole à plusieurs reprises dans des salles des Nations Unies devant des diplomates et des experts. J’ai aussi pu assister au discours du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, pendant la semaine ministérielle. C’était particulièrement impressionnant de vivre tout cela de l’intérieur.