Pour 75% des jeunes, la préservation de la biodiversité doit être une priorité politique
EN BREF :
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La Belgique doit bientôt rendre à la Commission européenne son plan de restauration de la nature. Or, le travail est en retard et on entend que les ambitions et les financements n’y seront pas. Pourtant, quand le Forum des Jeunes aborde le sujet, la jeunesse a beaucoup de choses à dire sur la nature. En 2025, le Forum des Jeunes est parti à la rencontre de 1201 jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles pour récolter leur avis sur la nature à travers une enquête et une animation pédagogique.
86% des jeunes interrogé·es considèrent que la biodiversité en Belgique est en danger à des degrés divers. Face à ce constat, elles et ils se disent surtout très inquiètes et inquiets, même si d’autres émotions transparaissent comme la peur, la révolte et la résignation. Une jeune raconte : “Je suis révoltée car je me sens impuissante, fâchée que quelques personnes ayant un grand pouvoir de décision abîment notre environnement. J’ai très peur pour mon avenir, et celui de mes potentiels enfants” (Anonyme).
Pourtant, une grande majorité des jeunes rencontré·es le reconnaissent : fréquenter des espaces verts a un impact positif, voire très positif, sur leur bien-être physique et mental. Il n’est donc pas étonnant que près de 75% des répondant·es estiment que la préservation de la biodiversité doit être une priorité politique en Belgique. Des pistes d’action politiques ont d’ailleurs été mises en avant par les jeunes :
- Favoriser la création et la préservation des espaces verts
- Soutenir et encourager une agriculture durable en Belgique
- Favoriser la consommation durable et le circuit-court
- Valoriser et soutenir l’éducation et la sensibilisation des jeunes à ces enjeux (via l’école, l’engagement associatif, etc.)
Mais les jeunes interrogé·es ne sont pas naïfs et naïves – elles et ils savent que préserver la biodiversité passe aussi par les actions citoyennes. À leur échelle, les jeunes ont mis en avant des solutions axées sur l’alimentation, la seconde main ou encore la sensibilisation par les pairs. Mais comme le dit si bien ce jeune : “Malheureusement, c’est à l’échelle politique européenne voire mondiale qu’il faut que les choses changent… Faire son petit colibri de son côté n’est pas suffisant…” (Anonyme).
Les jeunes ne se contentent pas d’attendre que les décisions politiques viennent d’en haut. Mais, même si la jeunesse s’investit déjà activement pour la biodiversité au niveau individuel, elle appelle aussi à des politiques ambitieuses, surtout dans le cadre du plan national de restauration de la nature.
CONTACT MEDIA : Nayira Painblanc-Dupriez – nayira.painblanc-dupriez@cfwb.be ou 0474 17 98 74