Elise a participé à l’Assemblée générale des Nations unies à New York du 27 septembre au 12 octobre. Elle nous raconte !
C’est quoi cet événement ?
L’Assemblée générale est l’un des principaux organes des Nations Unies et constitue une des instances de délibération, de représentation et d’élaboration des politiques. Elle rassemble tous États membres de l’ONU, qui disposent chacun d’une voix et offre un espace de dialogue multilatéral pour débattre des grands enjeux internationaux couverts par la Charte des Nations Unies. Chaque année, les États membres se réunissent à New York lors d’une session annuelle pour discuter de ces enjeux et définir des priorités communes.
Les travaux de l’Assemblée générale sont notamment organisés en six grandes commissions, qui abordent chacune des thématiques spécifiques : le désarmement et la sécurité internationale, les questions économiques et financières, les questions sociales, humanitaires et culturelles, les questions politiques spéciales, les questions administratives et budgétaires et enfin, les questions juridiques.
Pour ma part, j’ai eu l’occasion d’assister aux travaux de la Troisième Commission, consacrée aux questions sociales, humanitaires et culturelles. Elle aborde notamment des thématiques telles que les droits humains, l’égalité, la jeunesse et la protection des personnes vulnérables.
Vous y avez fait quoi ? Vous avez parlé de quoi ?
J’étais à l’assemblée générale pour représenter les jeunes belges francophones, en tant que déléguée ONU jeunesse pour le Forum. J’ai eu l’occasion de participer à de nombreuses plénières et avec Femke, la déléguée représentant la jeunesse flamande. Nous avons aussi pu prendre la parole à deux reprises devant l’assemblée, dont une première fois à l’occasion de la 3ème Commission.
Regarder le discours d’Elise lors de la 3ème Commission (à partir de 57’25 !)
Dans nos discours, nous avons souligné l’importance de la participation des jeunes à tous les niveaux de décision, au local comme à l’international. Nous avons notamment insisté sur le manque de confiance de nombreux jeunes envers les institutions et leurs envies de s’investir et d’être non seulement écoutés, mais surtout inclus activement dans les processus décisionnels. Dans la continuité de mon plaidoyer, j’ai également pu aborder des sujets de préoccupation importants pour la jeunesse, comme la crise climatique, les conflits géopolitiques actuels ou la désinformation liée à l’IA.
Le discours d’Elise est à lire ici !
En dehors des séances plénières, j’ai participé à de nombreux side-events organisés par d’autres délégué·es internationaux, autour de thématiques variées comme la santé mentale en temps de crise ou le droit à une alimentation adéquate. Ces événements, ainsi que les autres rencontres informelles, m’ont permis de créer de chouettes liens avec les autres délégué·es. Pour mieux comprendre le fonctionnement de l’ONU en pratique, j’ai également pu assister à une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi qu’à une discussion informelle concernant un projet de résolution de l’AG.
Comment c’était ?
Ces deux semaines ont été très intenses mais enrichissantes! Au début, il était un peu compliqué de se familiariser avec le fonctionnement de cette grande instance, mais on a rapidement pris nos marques. C’était super chouette de rencontrer des jeunes des quatre coins du monde et de nouer de vrais liens autour d’un goal commun : renforcer la participation des jeunes, notamment au niveau international. Cette expérience m’a également permis de prendre davantage conscience du privilège que représente le fait de pouvoir porter la voix des jeunes de notre pays dans une instance internationale telle que l’ONU. En effet, les pays disposant d’un programme de délégué·es jeunesse auprès des Nations Unies restent minoritaires et sont principalement européens. Même lorsqu’un tel programme existe, la participation des jeunes peut encore rester assez symbolique, sans toujours garantir une véritable influence sur les décisions prises. Pour parvenir à une participation réellement significative, qui soit structurelle, représentative et qui ait un impact concret sur les politiques publiques, il reste donc encore du chemin à faire !
Une anecdote sympa à partager ?
Etant une vraie passionnée de langues, j’ai un petit lexique dans mes notes pour apprendre quelques mots basiques (‘Bonjour, comment ça va et merci’) auprès des personnes que je rencontre. Grâce aux échanges avec les délégué·es internationaux, j’ai pu y ajouter de nombreuses langues, comme l’irlandais, le serbe, le thaï ou encore le slovène (ce qui me permet de comptabiliser maintenant 50 langues) ! Résultat: j’en suis maintenant à 50 langues dans mon petit répertoire. Grâce à ça, j’ai pu avoir (ou du moins essayé d’avoir) une conversation en irlandais avec l’ambassadeur d’Irlande.
Autre petite anecdote: lorsqu’on visitait la ville pendant notre journée de pause, on est tombé sur un stand de ‘free kayaking’. Jamais de ma vie je n’aurais cru faire du kayak à New York, mais c’est maintenant chose faite!